La formation Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) , mise en place depuis 2019 propose de former des citoyens et citoyennes, sans pré-requis, à pouvoir intervenir avec justesse auprès de personnes traversant une crise ou une difficulté psychique, sans pour autant se substituer à des professionnel·les.
J'avoue que lorsque j'ai appris que nous UdN, allions être formés je me suis dit: tiens mais c'est vrai, c'est quoi la santé mentale? Comment je la définis? De la même manière que j'ai mes indicateurs de bonne santé physique, c'est quoi être en bonne santé mentale?
Et j'ai réalisé que dans les sociétés où les enjeux psychiques sont de plus en plus visibles, mais encore trop souvent mal compris, cela nous concerne toustes! Anxiété, dépression par exemple qui n'a jamais été concerné, directement ou indirectement, à cela?
C'est Maria Martinez qui nous a formé pendant ces 2 jours. Le collectif, elle connait, très bien même: Maria a vécu 20 ans à l'Arche saint Antoine. Cette expérience est précieuse car elle donne mille exemples de son vécu pour venir illustrer ce qui peut se vivre dans nos collectifs, nos familles, nos amis autour de ces sujets. Elle nous a accompagné individuellement, mais aussi en tant que groupe de professionnel·les qui travaillons ensemble pour venir s'ajuster au mieux à nos réalités.
Yves témoigne
* Comprendre la santé mentale : les facteurs de risque, les facteurs de soutien, mais aussi les représentations collectives qui peuvent amener à de la discrimination en lien par exemple avec des pathologies comme la schizophrénie
* Repérer les signes de détresse : anxiété, dépression, crises de panique, idées suicidaires, addictions, troubles psychotiques, etc.
* Savoir intervenir : écouter activement, rassurer, évaluer le niveau de danger, encourager à chercher de l’aide
* Orienter vers les ressources : médecins, psychologues, services d’urgence, lignes d’écoute, réseaux locaux
* Adopter une posture juste : non-jugement, respect, confidentialité, limites de son rôle
Lydia témoigne
J'en suis ressortie plus au clair sur la notion même de santé mentale, plus consciente de la force collective qui peut se déployer si nous nous formons sur ces sujets, et avec plus confiance dans la possibilité d'agir.

J'ai trouvé que cette formation aidait à réduire les tabous et les stigmatisations autour de la santé mentale, qu'elle pouvait faciliter la demande, ou la proposition d'aide et favoriser une culture de la prévention où l'on en parle.
Merci à Maria pour sa posture hyper ajustée sur ces sujets sur lesquels nous,citoyen·nes, avons un véritable impact possible!